Plus posé, mais plus hypnotique, Sarro monte sur scène. La scène se fait un peu plus vide, puisque de quatre musiciens on passe à un trio, mais le groupe sait comment la dominer. Un show presque
acoustique, pas besoin de fioritures, Sarro charme. Le groupe me fait penser à certains groupes de post-core, que j’ai pu voir, dans la manière de se tenir sur scène, presque enfermé dans leur
monde, envoutés, pris par la musique. Les membres du groupe blagueront d’ailleurs à ce sujet au bout de quelques chansons sans entretien avec le public : « Le bassiste me fait signe de parler,
mais vous voyez, il a un micro à un mètre de lui. », « À la basse Damien, avec un micro qui sert à rien ! ».
Niveau inspiration, Sarro semble piocher dans un Rock américain très seventies. Une guitare cristalline, soutenue par une voix envoutante bien loin de ce que l’on fait habituellement dans le Rock
Français.
Tout en douceur, Sarro a réussi à conquérir le public de ce soir.
source :
http://www.soilchronicles.fr/reports/la-nuit-du-rock-miribel-18-02-12